L’aménagement des berges de Seine dans le département
Le département des Hauts-de-Seine a réalisé un Schéma d'aménagement et de gestion durables de la Seine et de ses berges qui vise à "rendre la Seine aux habitants”. Le fleuve constitue en effet un vecteur d’activité économique (transport fluvial, tourisme), un milieu naturel et un enjeu majeur d’environnement, un élément important du cadre de vie des Alto-Séquanais et le terrain d’expression d’une forte demande sociale d’accès à la nature dans des secteurs du département souvent moins favorisés en termes d’espaces verts. Les berges de Seine ont un impact paysager valorisant. Le cadre de vie fluvial présente un atout pour les habitants, les passants et les usagers de la Seine. Sur les bords du fleuve, les opportunités de développer la vocation de nature existent, tant dans la reconquête et l’aménagement de secteurs délaissés ou vacants que dans l’amélioration des espaces existants. Aménager la berge signifie la rendre partout accessible au public, y compris sur les sections des berges occupées par les bateaux-logements. Il s’agit de proposer des relations avec la ville, de créer des accès ou de les restituer pour rejoindre la rive à partir des voies routières ou piétonnes. En savoir plus sur ce projet (sur le site hauts-de-seine.net)
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L'aménagement des berges : confortement et protection
Zoom par séquence d'aménagement
L’aménagement des berges devra tenir compte des contraintes hydrauliques et environnementales du site. Pour chaque secteur, la technique de confortement devra tenir compte également de l’espace disponible tout en intégrant les contraintes liées au passage de la promenade basse. Du pont de Sèvres à la fin du belvédère du pont de Sèvres Les terrassements sont effectués afin de connecter les différents niveaux de promenade piétonne par un jeu de gradins engazonnés. Le niveau de référence choisi est la terrasse actuelle de la station du Rû de Marivel, traitée en grand belvédère engazonné, le long de la murette anti-crue réhabilitée en ligne architecturale souple.
Le confortement des rives est basé sur la mise en place d’un rideau de palplanches.
 De l’esplanade du pont de Sèvres au viaduc du T2 au-dessus de la RD7 Nettoyé, le perré maçonné est repris et une promenade piétonne est constituée. Les rives sont confortées par la mise en place d’un rideau de palplanches. Un encorbellement en bois est créé dans la continuité du débouché de la future passerelle de l’Ile Seguin. Une partie du quai de halage est décaissé.
Le talus du T2 est végétalisé et reprofilé, soutenu par une banquette d’assise en pierre reprenant le vocabulaire de la murette anti-crue réhabilitée. Du viaduc du T2 à la station de Vaugirard Le niveau de la RD7 est rehaussé permettant de la mettre hors d’eau en cas de crue cinquantenale.
Les berges sont décaissées permettant l'aménagement d'une plaine engazonnée se terminant en gradins maçonnés le long du fleuve ; En amont, l'aménagement au droit de la place Bergeyre pourrait permettre l'installation d'un ou plusieurs bateaux-activités.
Les berges occupées par les bateaux-logements sont stabilisées : - par des techniques minérales : conservation et reprise du perré maçonné, avec éventuellement confortement des rives par la mise en place d’un rideau de palplanches ; - par des techniques végétales : le développement de la végétation est limité par un rang de gabion qui maintient le talus.
De la station de Vaugirard au pont de Billancourt Le projet prévoit la réalisation d'un grand espace paysagé le long entre la Seine et l’alignement de platanes :
- à l’aval : une séquence boisée le long des berges naturelles basses, retalutées et enrochées sous le niveau de l’eau, stabilisent les berges et permet d’installer une bande de roselières ; la berge est stabilisée par des techniques minérales ou des liernes en bois relativement dégradées : le développement de la végétation est limité par un rang de gabion qui maintient le talus.
- en amont : le Grand Mail de la Résistance est aménagé en balcon-pelouse sur Seine et inclut une piste cyclable et un cheminement piéton côté berges. Sur 500 mètres, la pelouse s’étend à l’ombre des platanes. Elle est répartie entre la partie haute, dominant les berges naturelles en contrebas, et la partie basse, proche de l’eau, délimitée par des gradins. Le passage sous le pont est conservé.
Du pont de Billancourt à la passerelle de l’Ile Saint-Germain En aval, le passage piéton est requalifié sous l’ouvrage de la halle. Des bacs à hélophytes mis en place dans la structure des fondations constituent des caches de substitution pour les poissons.
Sur la promenade haute, une continuité piétonne est créée.
Sur la promenade basse : - une végétation importante de grandes vivaces est implantée sur les berges basses, confortées par génie végétal (etalutage et fascinage par branches de saules vivants mises en fagots et empilées entre des pieux, complétés par la mise en place d’une roselière), - une zone minérale de 100m de long est maintenue sur l’estacade actuelle en face d’un des mails piétons de la ZAC des Chartreux.
Des rampes sont mises en place entre les niveaux bas et haut, le long des murs de soubassement habillés de plantes grimpantes.
 De la passerelle de l’Ile Saint-Germain à la jonction avec la rue Camille Desmoulins Le projet permet d'ouvrir des vues sur l’Ile Saint-Germain et la passerelle, dans le prolongement transversal du futur mail des Hirondelles.
Un traitement végétalisé de la berge est réalisé et un lieu de sociabilité est créé sur une place des Hirondelles largement arborée au fil de l’eau.
Les berges sont stabilisées par la mise en place de terre végétale et de gabions, d’enrochements ou de fascines. Des roselières sont implantées.
De la rue Camille Desmoulins au pont d’Issy Les berges sont stabilisées par un léger retalutage et la mise en place de terre végétale et de gabions, d’enrochements ou de fascines. Des roselières sont implantées. Les talus situés de part et d’autre de la trémie du pont d’Issy sont transformés en murs de soutènement végétalisés. Du pont d’Issy à Paris (secteur du port d’Issy) Dans ce secteur, aucune intervention en termes de recalibrage de la berge n’est envisagée.
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