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Un projet d’aménagement global


Les études successives ont évolué d’un projet routier, axé principalement sur l’objectif d’amélioration des conditions de circulation, vers un projet intégré d’aménagement d’un territoire incluant les voies de circulation, ses abords et les berges de Seine.

 

Les principales évolutions du projet ont porté sur :
- un itinéraire compris entre le pont de Sèvres et Paris soit 4,2 km,
- une desserte locale plus efficace et plus sûre pour tous les usagers,
- l’amélioration du cadre de vie en rendant la Seine aux habitants.

 

Aujourd'hui, l’opération Vallée rive gauche s’inscrit dans le cadre du projet de Vallée de la Culture : celui-ci témoigne de l’engagement du Conseil général des Hauts-de-Seine en faveur de la valorisation de son patrimoine urbain, naturel et culturel, ainsi que de sa volonté de soutenir la création artistique contemporaine (en savoir plus sur le site vallee-culture.fr).

Le carrefour expérimental Vaugirard

Afin de tester le fonctionnement des carrefours giratoires dans le cadre de la variante 3 à 1,5 file par sens, le carrefour au croisement des RD 7 et RD 989 à la frontière entre Issy et Meudon fait l’objet d’une expérimentation.

  • L'aménagement du carrefour expérimental

    Afin de tester le fonctionnement des carrefours giratoires dans le cadre de la variante 3 à 1,5 file par sens, le carrefour au croisement des RD 7 et RD 989 à la frontière entre Issy et Meudon fait l’objet d’une expérimentation.
    Le carrefour Vaugirard était équipé de feux tricolores. Depuis juin 2007, un carrefour giratoire, inspiré par la communauté d’agglomération Arc de Seine et par certaines associations, est expérimenté.


      
    Le carrefour permet d’assurer un bon écoulement du trafic. Les files d’attente sont moins longues qu’avec un carrefour à feux, mais des dysfonctionnements sont observés. Pour les illustrer, le conseil général a réalisé un film tourné le 26 juin et le 25 et 27 septembre 2007 qui reprend les exemples les plus emblématiques.



    Des améliorations ont donc été apportées en juillet 2008.
    Cependant, certains dysfonctionnements demeurent. Les vitesses constatées restent constantes et élevées (souvent supérieures à 50 km/h) en sortie du carrefour, particulièrement en période creuse. L’aménagement n’incite pas l’automobiliste à ralentir en proximité ou en sortie de carrefour. Beaucoup de conducteurs comprennent mal le fonctionnement à double entrée et le régime de priorité.
    Enfin, le carrefour giratoire n’assure pas une traversée piétonne optimale.

    La vidéo ci-dessous permet de visualiser les différents dysfonctionnements qui ont pu être observés au cours de la journée du 9 septembre 2008 entre 6h et 20h.



    A la demande de l’association Environnement 92, le conseil général a accepté de diffuser un film réalisé par le concepteur du carrefour, pour enrichir le débat.

    La vidéo n’est pas un plan séquence, mais elle a été tournée de manière continue. Elle s’attache à démontrer que le carrefour fonctionne correctement … sur quelques dizaines de minutes, comme n’importe quel carrefour, même le plus accidentogène. Elle ne peut pas être le reflet du fonctionnement du carrefour sur une journée type et encore moins sur des années d’utilisation.

    De plus, cette  vidéo montre également des dysfonctionnements. Les priorités ne sont pas toujours respectées. Les piétons traversent en dehors des passages. Et pourtant, à ce jour, le carrefour est signalisé par des balises rouges et blanches et les automobilistes sont informés par des panneaux. Qu’en sera-t-il le jour où ces dispositifs, invitant le conducteur à plus de vigilance, seront supprimés ? Et quand les berges seront aménagées pour la promenade et les familles ? Autant de questions auxquelles le film d’Environnement 92 ne répond que très imparfaitement.

    Le film d'Environnement 92


     

     
    et sa légende :

    Une expérimentation d’un carrefour giratoire sans feux a été mise en place par le Conseil général des Hauts de Seine en juillet 2007. Depuis, sa configuration a été sans cesse améliorée, les automobilistes informés à grands renforts de panneaux et suivis très attentivement par film et mesure des vitesses. Le but du carrefour est de fluidifier le trafic tout en assurant sa sécurité et celle des piétons le traversant. Plus d’un an après aucun accident grave à signaler mais quelques défaillances dans le suivi du code de la route. Il était donc nécessaire de livrer au bout d’un an une preuve visuelle du bon fonctionnement de ce giratoire expérimental.

    Deux films tournés, l’un par le concepteur du carrefour, Christian Collin (12 min) et l’autre par les services du Conseil général (3 min) illustrent son fonctionnement.

    Le film de C. Collin, tourné de manière continue, montre toutes les conditions possibles de franchissement du carrefour et en démontre l’efficacité. Il décrit le passage du carrefour selon ses trois branches et le ballet des véhicules dans une giration remarquable. Les véhicules abordent ce carrefour à une vitesse de 50 km/h voire moins, les piétons peuvent donc le traverser sans souci de même que les vélos. Celui du Conseil général est constitué d’un certain nombre de séquences de circulation discontinue. Il s’est attaché à souligner les défaillances particulières des automobilistes, conséquences d’une mauvaise formation initiale de ces derniers qui leur fait négliger les règles élémentaires.
    Ce film est fort passionnant car il condense toutes les erreurs possibles et démontre à l’envie qu’une formation continue à la conduite routière est une nécessité dans notre pays. Quoi qu’il en soit, le mini giratoire est remarquable puisqu’il est une solution pédagogique en lui-même, obligeant le pilote à réfléchir pour mettre en œuvre la bonne solution pour le franchir et donc le fait ralentir.

    Il est de notoriété publique que les pays européens s’équipent massivement de giratoires sans feux sur tous leurs axes routiers afin de casser la vitesse mais aussi d’améliorer l’écoulement du trafic qui  n’étant plus haché par les feux tricolores devient continu. C’est  pourquoi le Conseil général des Hauts de Seine en lien avec Arc de Seine et avec l’appui des associations de protection de l’environnement et du cadre de vie a mis en place une telle expérimentation afin de tester  cette solution innovante.

     

      

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